Publié le

18/10/18

Un grand pas… en arrière pour la Démocratie à Rives


Jusqu’à il y a quelques mois les questions et interventions que les citoyen(ne)s ou associations de Rivoises et Rivois posaient à la fin du Conseil Municipal étaient intégralement rapportées avec les réponses données, voire les courts débats qui pouvaient en suivre, dans le compte-rendu du Conseil, consultable sur le site de la commune et apposé au tableau d’affichage.

Ce n’est plus le cas, à la demande du groupe d’opposition de droite qui n’aime pas les questions ou interventions lors de nos interventions, au nom de l’association Démocratie Citoyenneté Environnement, mais avec l’assentiment de la majorité qui se prétend de gauche, qui n‘apprécie pas plus et a trouvé là un bon prétexte !

Ils se sont donc mis d’accord pour modifier le règlement, ou la pratique, mis en place depuis des lustres…

Drôle d’alliance contre l’expression citoyenne et le débat démocratique !

Certes, l’intervention en toute fin de conseil ne repose sur aucun texte et relève plus de la coutume que du droit. Il n’y a donc là rien d’illégal à ne pas en rendre compte !

Par contre, on peut s’interroger sur la manière dont le Maire de Rives comptait pouvoir mettre en place la « Démocratie participative » qu’il appelait de ses vœux lors de ceux qu’il donnait publiquement en janvier 2007, en soutien à la candidature présidentielle de Ségolène Royal ?

Mais rien n’interdit de changer d’avis…

Comme toute démocratie suppose la participation des citoyen(ne)s, l’expression « Démocratie participative » est une tautologie, ou redondance. Le seul intérêt de cette expression est qu’elle s’oppose à la « Démocratie représentative » qui peut se résoudre, souvent, à un vote citoyen tous les 5 ou 6 ans…, avec des élus qui font comme ils veulent durant toutes ces années en revendiquant leur pouvoir tenu du peuple.

Or, le mot même de démocratie, si on l’interprète à l’aune des modalités pratiques instaurées par les Grecs, qui tiraient au sort des citoyens pour gérer la cité, signifie « Le peuple au pouvoir » ou bien « Le gouvernement du peuple » et non pas « Le pouvoir du peuple » comme il est de coutume de traduire.

Décider à 29 élus, dont 23 majoritaires du fonctionnement d’une collectivité de plus de 6000 personnes, sans jamais de consultation ou débat public avec les citoyen(ne)s de la commune, ne peut être un gage de démocratie locale. De plus les élus nous semblent le plus souvent valider des décisions très autocratiques !

Alors à quand l’arrêt, décidé par le Maire et les élus, de toute intervention des citoyen(ne) ou association présent(e)s au Conseil Municipal de Rives ?