Publié le

03/04/18

DOIT-ON VENDRE LE CHATEAU DE L’ORGERE AVEC 7000m² DU PARC ? SUITE………


Serions-nous en phase de Balkanisation, non pas en référence aux Balkans mais plutôt à Levallois-Perret et à son maire M. Balkany ?

D’un côté une acquisition surpayée (Bas-Rives) et justifiée par la volonté annoncée en Conseil Municipal, avec comme motivation de la délibération votée à l’unanimité, de créer des logements sociaux. Des logements qui n’ont et ne verront sans doute jamais le jour pour au moins deux raison :

  • La vétusté avérée et l’inadéquation des bâtiments industriels à leur transformation en logements, tels qu’en l’état.
  • Le classement de la zone en risque de glissement de terrains qui rend toute transformation ou construction nouvelle trop onéreuse compte tenu des contraintes inscrites au PLU

De l’autre une vente sous-payée (Château + Parc) pour créer des logements de grand luxe dont personne n’a besoin à Rives, mis à part le promoteur.

Alors même que Rives manque de logements sociaux, conformément à la législation, ce qui a pour conséquence une pénalité minimum de 13.000 € annuels à payer !

L’AMPUTATION DE PLUS DU TIERS DU PARC

Mis à part le château et ses 800 m² aménageables, la question de la vente de plus de 7.000 m² du parc est également un aspect problématique du projet.

Le parc est largement utilisé par les activités de la MJC mais aussi par des Rivoises et Rivois qui profitent de cet espace vert au cœur du centre-ville.

En réduire notablement la surface accessible au public serait donc préjudiciable aux usages actuels et futurs que l’urbanisation croissante du centre-ville ne manquera pas de susciter.

Le parc de l’Orgère est classé en Zone Naturelle et fait partie du « Projet d’Aménagement et de Développement Durables » (PADD) inscrit au PLU de Rives.

C’est un espace vert situé en plein cœur de la Ville, classé et intégré à un projet d’aménagement pour le cadre de vie des Rivois, qui est menacé.

Sur l’espace envisagé à la vente existent plusieurs arbres quasiment centenaires que rien n’obligera l’acquéreur à conserver.

Le projet nécessite, pour la Ville, une modification du PLU pour rendre la partie du parc vendue, « zone urbanisable ». Mais jusqu’à quel point ?

Ce même espace, une fois voué à l’urbanisation, pourrait donc être éventuellement construit. C’est sans doute du reste pour cela que le promoteur souhaite encore plus de surface.

Notre association s’oppose donc à ce projet en l’état.

Nous suggérons une solution alternative.

Proposer le château en bail gratuit à un bailleur social sur un temps très long, à négocier. Charge à lui de créer un habitat locatif mixte avec des logements sociaux et des logements simples (peut-être alors plus que 8 logements !)

Laisser le parc tel que, sans fermeture d’un espace réservé.

Cette suggestion aurait le mérite de répondre, pour tout ou partie, à l’exigence du nombre de logements sociaux à créer sur la commune et de laisser l’usage du parc aux Rivoises et Rivois, tout en conservant le bien dans le patrimoine de la Ville.

Une enquête publique est obligatoire pour toute modification du PLU.

Dans le cas présent, compte tenu du « Plan d’Aménagement et de Développement Durable » cette enquête sera déterminante quant à l’avenir du Parc de l’Orgère.

Toutes les Rivoises et tous les Rivois pourront donner leur avis lors de cette enquête publique.

Nous suivrons de très près et vous informerons sur la progression du projet et vous inviterons à participer à l’enquête publique avec une argumentation étayée pouvant être prise en compte par le commissaire enquêteur.

N’hésitez pas à nous contacter, à nous faire part de vos remarques, suggestions et autres…