Publié le

03/04/18

DOIT-ON VENDRE LE CHATEAU DE L’ORGERE AVEC 7000 m² DU PARC ?


En absence de tout débat public organisé par les élus qui sont nos mandataires, et alors que ce bien appartient à tous les citoyens, la question nous semble devoir être posée publiquement.

C’est ce que nous avons fait le jeudi 22 mars 2018.

Tout d’abord comment se fait-il qu’une première société, la SCI MIVA, se porte acquéreur d’un bien qui n’est pas mis en vente ? La seule SCI MIVA dans l’Isère a son siège à St. Martin d’Hères et est constituée par un seul couple !

Comment est-elle arrivée à Rives et proposer l’achat du bâtiment ???

Dans quelles conditions cette proposition a-t-elle été faite ?

C’est elle que cite comme acquéreur un article, non signé, de la revue municipale n° 119 de Décembre2017 – Janvier 2018.

Paradoxalement, dans le compte-rendu du Conseil Municipal du 7 décembre 2017, c’est à un autre acquéreur, la SCI Business Immo, que le Conseil Municipal, par un vote étonnant décide de vendre le château et une grande partie du Parc.

Un vote en effet étonnant car l’opposition, après avoir approuvé la vente a demandé une suspension de séance du Conseil, puis de retour dans la salle a voté l’abstention.

Mais son chef de file, Jean-Paul GOUT, a tenu à préciser qu’il était d’accord pour cette vente, ce qui est écrit dans le compte-rendu.

Comprenne qui pourra.

Quant au prix de vente, y a-t-il eu seulement négociation ? Le Maire et les élus ont-ils eu à cœur de défendre l’intérêt des Rivoises et Rivois ?

On peut légitimement en douter car le prix annoncé comme étant celui « du prix de vente proposé par les services du Domaine » dans le même article de la même revue municipale est un mensonge éhonté.

En effet si le prix de vente accepté par un vote du Conseil Municipal du 07 décembre 2017 est de 350.000 €, le prix estimé du bien en l’état, par le service des Domaine, en date du 28 septembre 2017 (Château + Terrain) est de 450.000 €.

Ce qui signifie un cadeau de 100 000 € à un promoteur privé qui veut aménager des appartements « de grand standing » comme écrit toujours dans la même revue.

Soit au final un prix 50 € /m² pour les 7000 m² du parc, et le bâtiment de 800 m² de plus !

On peut s’interroger sur la gestion municipale en comparant l’acquisition de la propriété du Bas-Rives des époux C. en 2011 (voir les articles 1, 2 et 3) où la ville a payé 125.000 € de plus que l’estimation des domaines, soit 55% de plus que la valeur estimée. En comparaison de cette vente du Château où l’on fait cadeau de 100.000 € au promoteur !

On ne peut que faire le lien avec le rapport de la Chambre Régionale des Comptes qui relève avec inquiétude le « surendettement » (inscrit dans le rapport) de la Ville de Rives.

On assiste en effet à une certaine frénésie de ventes de biens : maison de gardien de l’Orgère, maison qui hébergeait la Croix Rouge, appartement hébergeant le CCAS, et un projet immobilier concernant des terrains de football.

Liste non exhaustive mais déjà conséquente en un temps limité.

Or, vendre les « bijoux de famille » est une solution ponctuelle, alors que la Chambre Régionale des Comptes explique clairement que c’est le fonctionnement et les investissements générateurs d’emprunts, qui grèvent la situation économique de la commune !

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