Publié le

16/02/14

CIRCULATION ET STATIONNEMENT


Depuis plusieurs années, et la question s’aggrave, la circulation et le stationnement des véhicules posent problèmes dans toutes les villes du monde. Problèmes d’embouteillages, de stationnements anarchiques mais aussi de pollution…

Londres a pensé trouver une solution en introduisant le péage au centre ville. Mais le résultat de l’expérience, unique au monde, est très mitigé. Car cela ne résout en rien la question des embouteillages comme de la pollution. Seule satisfaction, cela rapporte beaucoup d’argent !

Paris a, semble-t-il, réussi à réduire le nombre de voitures et en conséquence la pollution, par la dissuasion de circuler en ville.

Grenoble a vu les zones de stationnement payant augmenter en surface mais aussi en tarif. Mais pas le nombre de places…

Toutes les villes qui ont voulu agir dans le sens d’une réduction de la circulation des véhicules individuels, ont mené en parallèle une politique de développement des transports en commun. Il en a été ainsi pour de nombreuses villes. On peut citer Strasbourg, Bordeaux, Paris, Grenoble, Rennes, Nantes…..

Pour les petites villes, comme Rives, la question se pose également. Vouloir être Ville centre pour un bassin de vie incluant plusieurs communes limitrophes, y maintenir un commerce de proximité en interdisant la transformation de locaux commerciaux, est un choix impliquant la prise en compte des questions de circulation et de stationnement.

Voiture stationnée devant la Mairie de Rives !

De nombreux Rivois se plaignent. Ce sont en général les plus concernés puisque habitants du centre Ville qui cumule, sans surprise, les questions de circulation et de stationnement.

Avec, bien entendu, même si aucune mesure n’est faite, une certaine pollution. Pollution de l’air bien sûr, sans oublier la pollution sonore et la pollution environnementale par les déchets de toute sorte liés à l’activité commerciale drainant une population nombreuse, parfois peu soucieuse de trouver la poubelle publique pour y déposer papiers, canettes, mégot, etc… Mais ces poubelles sont-elles en nombre suffisant ???

Un de nos lecteurs nous proposait récemment de mettre les rues de la République, du 8 mai 1945 et Sadi carnot en sens unique et de créer des places de stationnement. (voir la rubrique « j’ai à dire »)

Pourquoi pas ?

Mais on ne règle pas un problème global par des solutions ponctuelles. Il faut une réflexion et une concertation à l’échelon de toute la commune, au risque de ne faire que déplacer le problème.

Il serait donc judicieux d’établir, collectivement, un Plan de Déplacement Urbain (PDU), qui intégrerait les déplacements collectifs, automobiles, piétons, les deux roues, sans oublier les personnes handicapées en application de la loi sur le handicap de 2005…

Il importe que ce plan réponde à l’ensemble des besoins comme à la résolution des problèmes existants. Seule une réflexion commune et une réelle concertation peuvent répondre.

Par exemple à Rives existe une ligne de bus tellement peu utilisée que le circuit vient de changer après plusieurs années d’inefficacité. Où et quand a été menée une concertation sérieuse avec la population, concernée au premier chef, que ce soit pour le premier circuit ou le nouveau ?

Pour les piétons chacun a pu remarquer l’étroitesse des trottoirs qui ne facilitent pas la circulation des poussettes comme des fauteuils roulants !

Les normes, propres à la circulation automobile systématiquement favorisée, ont en effet réduit drastiquement la largeur des trottoirs !

Pour la rue de la République on peut le vérifier en comparant la situation actuelle aux cartes postales des années 1900 que l’on peut voir dans le livre « Rives – Un siècle d’images » de Jacques Lambert et Sylvio Valente édité en 1999 à compte d’auteurs.

Si les rues en pente ne facilitent pas les déplacement en vélos, rien n’est fait pour sécuriser leur circulation. Quant à leur stationnement, il n’existe aucun support pour cycles…

Quant au stationnement anarchique il devient de plus en plus problématique et comme rien n’est fait il ne devrait que s’aggraver…

Exemple de stationnement anarchique devant l’Hôtel de Ville un dimanche matin !

La problématique à laquelle nous sommes tous confrontés est que toute la place a été donnée aux voitures individuelles au détriment des autres modes de déplacement, dont beaucoup ont disparus, et de ce fait, voulant attirer une large population du bassin de vie, se pose aujourd’hui la question du stationnement dans les centres ville, là où se trouvent les commerces et les administrations.

Des choix sont donc à faire. Le développement de la Ville, où la densification de l’habitat est privilégiée, les imposera de toute manière.

Espérons que ce soit en concertation pour un mieux vivre ensembles…

D-Rives

P.S : On nous informe que les véhicules photographiés appartiennent au Maire de Rives et à sa famille.

On reconnaît bien là le « Révolté » (Cf. discours des vœux à la population !) qui, mis en cause récemment dans divers supports sur les questions de stationnement, réagit immédiatement en créant de nouvelles places de stationnement, bien sûr ouvertes à tous…

Et on dit merci qui ?