Publié le

02/05/18

A PROPOS DES COMPTEURS LINKY


REUNION PUBLIQUE LE MERCREDI 23 MAI A 20h00 SALLE PIERRE BRIGARD – RUE SADI CARNOT à RIVES

 

L’installation des compteurs d’électricité LINKY a commencé dans le Pays Voironnais depuis plusieurs mois, avec une résistance très forte de la part de la commune de Réaumont où les élu(e)s ont fait un travail d’étude et d’analyse de l’ensemble des questions et problèmes posés par ces compteurs.

Ce travail a justifié la prise d’une délibération du Conseil Municipal de Réaumont interdisant la pose de ces compteurs. Le Tribunal Administratif a été saisi par le Préfet de l’Isère pour annulation.

De nombreux(ses) citoyen(ne)s ont décidé de refuser ces compteurs. Des voisins s’entre-aident pour surveiller les agissements des entreprises en charge de ces installations qui ne respectent pas toujours les propriétés privées comme les refus exprimés de l’installation de ces compteurs qu’aucun texte ne rend de fait obligatoire…

A Rives, nous sommes déjà intervenus sur le sujet avec une lettre ouverte aux élus (voir article du 5 mars dernier sur le site), le Maire nous a répondu par lettre du 20 mars, disant refuser une délibération mais promettant un arrêté.

L’arrêté a en effet été pris. En fait un copier-coller d’un arrêté pris par la Ville de Castres, mais qui ne nous semble pas répondre pleinement aux problèmes posés et surtout en mettant ENEDIS en situation de juge et partie sans mesure de protection permanente de TOUTE la population et tout en reconnaissant un risque !.

Nous avons décidé d’écrire à nouveau à tou(te)s les élu(e)s dans la mesure ou la réunion organisée par la Ville de Rives le 16 mars dernier à l’Orgère, avec une salle comble, a montré la forte réticence des Rivois(e)s à ces compteurs. A lire ci-après.

Vous pouvez également consulter un site très bien documenté en cliquant ici

Vous pouvez également nous joindre à l’adresse : contactdcerives@gmail.com

 

DEMOCRATIE – CITOYENNETE – ENVIRONNEMENT Rives le 2 mai 2018

Lettre ouverte aux élus de Rives

En réponse à la lettre de M. DEZEMPTE, Maire, en date du 20 mars 2018 et faisant suite à notre lettre ouverte du 5 mars 2018 à propos des compteurs Linky.

Mesdames les élues, Messieurs les élus,

Monsieur DEZEMPTE, Maire, nous indique que les points soulevés dans notre lettre «ont fait l’objet de très larges échanges et qui pour le moins ne sont pas partagés par tout le monde. »

Rappel : A notre connaissance les seuls « échanges » qui ont eu lieu à Rives l’ont été à la suite du Conseil Municipal de février dernier, lors de la parole donnée au public.

Nous étions présents et nous avons pu constater que de nombreux élu(e)s montraient une certaine inquiétude à l’égard de ces compteurs électriques, tout comme les citoyen(ne)s présent(e)s.

Puis la Ville de Rives a organisé une rencontre le vendredi 16 mars. Rencontre où les quelques élus de Rives présents ont pourtant été très discrets et le public dans sa grande majorité, sinon unanimité, plutôt hostile au projet d’installation de ces compteurs.

Notons que ce débat ne fut pas contradictoire.

Madame le Maire de Réaumont, citée dans la réponse reçue, a fait montre à la fois d’une ouverture d’esprit quant à l’approche de la problématique posée par cet appareil, en faisant une étude approfondie et de courage pour s’opposer à son installation.

A contrario de ce qui est écrit dans la lettre du 20 mars, ni le Contrôle de légalité, ni M. le Préfet, ne peuvent « annuler » un arrêté municipal. Il peut être demandé amiablement de le retirer et à défaut M. le Préfet peut saisir le Tribunal Administratif pour le faire annuler.

Un arrêté pour dire et faire quoi ? Nous venons de prendre connaissance de l’arrêté du 3 avril 2018, pris par M. DEZEMPTE, maire de Rives, visiblement hors de toute décision collective et publique des élu(e)s.

Arrêté que nous demandions. Toutefois celui-ci appelle des réserves importantes de notre part.

En demandant à « ENEDIS et ses sous-traitants de différer l’installation des compteurs LINKY sur les bâtiments hébergeant un public jeune » et faisant suivre la demande de la liste des écoles et de tous les établissements publics concernés, il y a de fait la reconnaissance d’un risque.

Ce risque ne concernerait-il que les jeunes enfants ? Et uniquement dans les locaux publics municipaux ? Qu’en est-il des lieux privés ?

Un enfant ne serait donc protégé des ondes émises que dans son école, et quelques heures par semaine dans d’autres lieux publics, mais pas chez lui !

Notamment si ses parents locataires d’un bailleur social ne peuvent s’opposer à l’installation du compteur LINKY décidé par ce bailleur.

Est-ce que les ondes émises chez un locataire s’arrêtent au mur mitoyen de son logement ? Comment son voisin qui refuse le LINKY peut-il alors se protéger ?

Les ondes émises par les relais de télétransmission nécessaires à la communication des informations et installées sur le domaine public épargneront-elles les citoyen(ne)s qui refusent ces compteurs, notamment pour des raisons de santé ?

Par ailleurs, l’arrêté confie à ENEDIS le soin d’informer les citoyens des possibilités de refus tout en lui demandant de les informer des risques encourus du fait de ce refus !

C’est là une position que l’on peut qualifier d’hypocrite. Il y a un problème reconnu, mais vous confiez à celui qui le crée de le gérer à sa manière !

Notre position : En la circonstance il s’agit pour nous de l’application du « principe de précaution ». Trop d’éléments sont en jeu pour ne pas prendre une décision claire, tels que : la santé, le respect des données de la vie privée, la sécurité des biens et des personnes (incendies !), le coût pour la collectivité,…

Le Code Général des Collectivités Territoriales et le pouvoir de Police Général du Maire est là pour justifier de décisions responsables.

« Il faut que tout se passe bien » a dit M. DEZEMPTE, Maire dans son intervention introductive à la rencontre du 16 mars dernier qu’il organisait. Mais étonnamment sans conclusion à la suite des débats, la réunion s’étant terminée dans la plus grande confusion…

Nous avons bien conscience que refuser ainsi ce qui est présenté comme un progrès et une obligation, la première affirmation étant mensongère et la seconde étant fausse nécessite un certain courage politique

Nous vous demandons de prendre un arrêté qui place tous les citoyens et citoyennes, quel que soit leur âge, sur un même plan d’égalité face au risque porté par ces compteurs LINKY, risque que vous reconnaissez de fait.

C’est un principe constitutionnel d’égalité.

Vous pouvez également intégrer à cet arrêté la proposition faite dans notre précédente lettre ouverte : interdire le retrait des compteurs qui appartiennent à la Ville empêchant de fait la pose de LINKY.

A notre connaissance aucun texte ne prévoyant à ce jour leur retrait obligatoire, ce point est difficilement attaquable.

Le courage doit prévaloir, et il est indispensable pour protéger la population.

Avec nos salutations citoyennes.

Site : D-Rives38.com

Adresse : contactdcerives@gmail.com